La publicité sociétaire vise à provoquer des changements et les moyens qu'elle utilise sont parfois plus radicaux que ceux utilisés en publicité traditionnelle. Dans cette campagne anti-tabac française, c'est à travers le récit de vie d'une ex-fumeuse prononcé à l'aide d'un trou dans l'œsophage qu'on parvient à me convaincre de ne plus jamais acheter un paquet !
Tout d'abord, le stratégie de création utilisée est, selon moi, le ''Who, what, what" de Young et Rubicam. On constate rapidement que la cible est l'ensemble des fumeurs français ou même ceux qui fume à l'occasion. Au départ, la cigarette (le ''what 1"), se présente comme un produit inoffensif (je fumais un paquet par jour. Tranquille). Plus le message avance, et plus le ton devient grave (à 43 ans, cancer de la gorge, ablation du larynx). À la fin, les fumeurs ont une toute autre perception de la cigarette ("what 2"). On en vient à vouloir modifier son comportement.
J'ai choisi cette publicité parce que je le trouvais percutante tout en étant excessivement simple à réalisée. Elle se fonde sur une histoire vraie et je crois que c'est l'élément à la fois le plus touchant et le plus convaincant. Elle illustre bien les dommages causés par la cigarette à long terme. De plus, je crois que cette publicité est en mesure de convaincre les fumeurs conquis tout comme ceux qui en sont à leur premières expériences.
Pour une cause aussi importante que le tabagisme, je crois que cette publicité était tout indiquée. Il est important d'utiliser des messages aussi persuasifs. Je pense que son ton négatif est nécessaire. Si on présentait des messages trop "doux", le "what 1" ne passerait pas au stade 2. Le petit paquet de cigarette resterait un petit paquet de cigarette sans trop de conséquences. Quoiqu'on en dise, je suis pour ce genre de publicité. Qu'on en parle en bien ou en mal, parlons-en!.
Bernard Boutin
